le monde de mypollux....
on y entre par la portre derrière. au départ on l'avait pas vue. vous savez ce genre d'histoire où il faut que la lumière soit comme il faut... la porte on tombe dessus par hasard, ou bien on la cherchait depuis longtemps sans plus vraiment y croire...et puis on la trouve on la voit sans trop comprendre ce que c'est.... on y colle l'oreille et on entend tous les sons de l'intérieur sans en comprendre le sens. mais ce n'est pas grave. on regarde par une fente et on ne voit rien mais on sait exactement comment c'est à l'intérieur. et puis on entre. en silence et discrètement mais tout le monde sait qu'on est là. on regarde autour de soi. la pièce est plongée dans le noir et décorée de rouge. il y a des gens partout. ils semblent éparpillés et dispersés et maintenant c'est comme si nous étions en comité réduit. on ne reconnait personne mais c'est comme si on les connaissait tous. ils sont comme nous. personne ne parle mais tout le monde se comprend. les mots flottent dans l'air et trouvent seuls le sens qu'ils doivent avoir ici et maintenant. ils ne sont pas bêtes ici, ils ont enfin un sens, un vrai. on est entré sans connaitre personne et personne ne nous connait, et pourtant, on va leur raconter notre histoire, d'om l'on vient, ce qu'on est, ce que l'on croit être. et les autre écouteront. tout comme nous écouterons ce que eux vont raconter. finalement on se détend. on est ici chez soi. on s'installe et on se joint à la fête. c'est une fête étrange: figé dans le temps et pourtant vivant comme jamais rien de ne le sera. c'est une fête bizarre: silencieuse mais pourtant on est bercée par la musique qui en sort. alors on s'installe on respire et on goutte à ce monde dans lequel on a plongé tête baissée parce qu'on ne savait pas où aller. maintenant on y est et on y appartient tout comme lui nous appartient. et puisqu'à présent nous faisons parti de ce monde, nous en comprenons enfin le sens qui nous avait échappé au premier abord, parce que nous avions regardé trop vite. ce monde est figé dans l'angoisse d'une fin prochaine. il est trop infime, trop caché. il est voué à être détruit... nous en comprenons enfin toute l'angoisse. alors nous lui appartenons encore un peu plus.... nous sommes en lui et il est en nous. cette angoisse est devenue la notre puisque nous résidons ici désormais. ou peut-être notre angoisse est-elle devenue celle de ce monde, puisu'il est devenu le notre.... alors comme ces autres qui nous ont acceuilli, nous attendons la prochaine arrivée avec impatience.